FAQ vols découverte

Il faut avoir au moins 18 ans pour participer à un vol en apesanteur. Il n’y a pas d’âge maximum, c’est l’état de santé qui compte ; des personnes âgées de 70 ans ont déjà fait cette expérience, et rien n’interdit qu’ils aient un âge supérieur. Cependant, certains vols sont ouvert dès l’âge de 14 ans.

Oui, il faut effectuer une visite médicale chez votre médecin traitant, un médecin aéronautique, ou tout autre médecin. Un électrocardiogramme est demandé. Tous les détails sont disponibles dans la page « Aptitude médicale ».

Certaines maladies ou conditions médicales sont incompatibles avec le vol parabolique, le tableau ci-dessous en donne quelques exemples. Nous vous conseillons d’en parler au médecin car cette liste n’est pas exhaustive et certaines pathologies médicales évoquées peuvent aussi être jugées au cas par cas.

Exemples de maladies ou situations ne permettant pas de participer à un vol parabolique *

Maladies cardiaques Angine de poitrine, infarctus récent, hypertension mal équilibrée
Maladies pulmonaires Crises d’asthme fréquentes
Maladies ORL Vertiges, surdité importante
Maladies neurologiques Epilepsie
Divers Claustrophobie, grossesse, prise de certains médicaments

* informations non exhaustives, voir avec le médecin lors de la consultation.

Nul besoin d’être un grand sportif ! Une condition physique minimale est requise, comme par exemple pouvoir monter deux étages à pied sans être essoufflé.

Aucun moyen de transport n’est plus sûr que l’avion de ligne, les statistiques le prouvent. Si le vol parabolique ne peut pas prétendre strictement au même niveau de sécurité qu’un vol de transport de passagers, les critères de sécurité ont été plus poussés en France qu’ailleurs : des études constructeur et des revues minutieuses par les autorités françaises et européennes en font une activité très sûre.

L’avion A310 Zero G réalise uniquement des manœuvres à l’intérieur du domaine de vol pour lequel il a été conçu, en toute sécurité. Cet avion a été spécialement aménagé pour les vols paraboliques, il est piloté par des pilotes d’essais très expérimentés. Il est entretenu selon un protocole de maintenance spécifique, adapté à cette utilisation particulière.

A bord de l’avion, en apesanteur, le personnel navigant de sécurité est là pour vous aider à contrôler vos évolutions et éviter un choc. Quand l’effet de la gravité vous ramène au sol à la fin d’une période d’apesanteur, les instructeurs et les personnels de sécurité vous préviennent et vous assistent si besoin, mais cette transition est le plus souvent très douce.

Une personne participant pour la première fois à un vol parabolique peut ressentir un mal des transports. Afin de réduire au maximum ce risque, nous vous proposerons de prendre un médicament avant votre vol et nous vous donnerons de nombreux conseils qui sont efficaces.

Ne pas boire trop d’alcool la veille du vol et se coucher tôt, prendre un petit déjeuner habituel et s’abstenir de fumer le matin du vol, être détendu sont des attitudes positives ! En vol, garder la tête immobile lors des phases d’accélération, et attendre d’être habitué pour effectuer des pirouettes sont les meilleurs conseils à suivre !

Malgré tout cela, si vous ressentez un mal des transports en vol (1 passager sur 10 en moyenne), le plus souvent il est transitoire et peu intense : se mettre au repos pendant quelques minutes suffit le plus souvent à l’atténuer.

Vous avez peut-être vu des photos de l’Airbus Zero G lorsqu’il cabre vers le ciel ou plonge vers le sol et vous trouvez ces images impressionnantes ? En fait, à bord de l’avion, vous ne vous rendrez compte de rien à ce moment-là car les hublots sont obturés dans la zone où l’on flotte en apesanteur.

Allongés sur des tapis de mousse, vous ressentirez juste l’effet de l’accélération de l’avion : votre corps pèsera presque deux fois son poids, c’est un peu comme si quelqu’un était allongé sur vous pendant une vingtaine de secondes !

Vous ne glisserez pas non plus dans la cabine comme un alpiniste dévissant sur une paroi, mais serez juste plaqué sur son plancher. Quand surviennent les phases d’apesanteur, on entend des cris de joie et d’étonnement partout dans l’avion tant la surprise de flotter est grande. Et ce sont toujours des applaudissements et des rires qui concluent les paraboles !

Des concours ont déjà été organisés par le Cnes, par des marques, ou à l’occasion de festivals d’astronomie. Ils ont déjà permis à quelques dizaines de gagnants de découvrir l’apesanteur. Surveillez les annonces !

Dès la mise en route des moteurs, vous êtes assis et attaché à votre siège comme à bord de tout avion commercial. Après le décollage, les pilotes dirigent l’avion vers une zone aérienne précise où les paraboles seront effectuées.

Avec les autres membres de votre groupe et votre instructeur, vous rejoignez à ce moment la partie de la cabine où vous flotterez en apesanteur. Pendant une heure, les pilotes enchaineront 15 paraboles ponctuées par des pauses. Vous ferez 12 paraboles en apesanteur, une parabole où vous expérimenterez la gravité martienne (0,38 g), et 2 paraboles où vous expérimenterez la gravité lunaire (0,16 g)

Enfin, retour vers la planète Terre : vous rejoignez votre siège pour la descente et l’atterrissage.

Bien sûr ! Vous êtes libre d’emporter à bord un petit appareil photo, une petite caméra vidéo ou votre smartphone, et prendre toutes les photos que vous désirez ! Toutefois nous vous le déconseillons car vous serez concentrés sur cette activité au lieu de profiter complètement de l’apesanteur. Et de plus nous avons à bord un caméraman, deux photographes, et une douzaine de caméras fixes qui vous filment et vous photographient en permanence. Avec tout ceci, nous vous donnerons des dizaines de photos de vous et l’intégralité de votre vol en vidéo, alors… profitez plutôt de l’apesanteur !

Oui, si vous passez votre visite médicale dans les délais impartis après l’inscription.

Il vous est demandé de réaliser cette visite médicale dans les 14 jours qui suivent votre inscription si vous vous inscrivez au moins 45 jours avant le vol, et dans les 7 jours qui suivent votre inscription, si vous vous inscrivez moins de 45 jours avant le vol.

Seuls peuvent être emportés à bord des objets non dangereux et qui pourront se glisser dans les poches de votre combinaison ; idéalement ce sont des objets fétiches, une petite peluche, une photo de vos proches… Vous pouvez emporter une caméra, un appareil photo ou un smartphone mais ils doivent comporter une lanière. Si vous avez le projet d’emporter quelque chose de plus volumineux, cela doit faire l’objet d’une demande bien avant le vol, pour ne pas risquer un refus le jour J.

Il n’y a pas de préparation physique ou sportive à envisager. Le plus important, c’est de retourner les documents demandés en temps et heure (formulaire d’information et certificat médical).

Il faut prévoir une bonne nuit de sommeil avant le jour du vol, et un petit déjeuner normal avant d’arriver. Il vous sera remis une combinaison et des chaussettes de vol, vous n’avez donc pas besoin de prévoir une tenue particulière.

Si vous portez des lunettes et qu’elles ne glissent pas lorsque vous baissez la tête, pas de problème, vous ne les perdrez pas pendant le vol. Sinon, munissez-vous d’un lacet pour les fixer, ou laissez-les à terre.

Les consignes de sécurité les plus importantes sont les suivantes :

  • Rester assis et attaché pendant les phases de décollage et d’atterrissage
  • Ecouter les annonces du cockpit, qui indiquent les phases d’hypergravité, le début et la fin des phases d’apesanteur afin de revenir au plancher dans une position appropriée
  • Eviter les mouvements brusques ou désordonnés qui pourraient blesser un autre participant (coups de pieds)
  • Respecter toutes les consignes données pendant le briefing et par les instructeurs et les personnels navigants de sécurité à bord

Oui, à condition de respecter les dispositions prévues en termes de droit à l’image : le passager autorise Novespace / Air Zero G à le photographier et/ou le filmer dans les locaux de Novespace et à bord de l’avion, et à utiliser l’image du passager à toutes fins de promotion et de communication, y compris publicitaires et commerciales. Le passager n’est pas autorisé à vendre ou utiliser les images prises par lui ou par un tiers dans les locaux de Novespace ou à bord de l’avion à des fins publicitaires ou commerciales.

Les émissions de la totalité des vols opérés par Novespace, y compris les vols de recherche scientifique, sont compensées par des investissements technologiques volontaires dans des pays en développement, permettant des réductions supérieures à nos émissions.

La gravitation est le phénomène par lequel les corps possédant une masse dans l’univers vont s’attirer mutuellement. C’est l’une des quatre forces d’interaction fondamentales qui relient entre elles les particules élémentaires de l’univers et permettent la cohésion de la matière à toutes les échelles (noyaux atomiques, atomes, particules, corps, astres, galaxies, etc.).

La gravité est la force associée au phénomène de gravitation, c’est-à-dire la force que deux objets présents dans l’univers exercent l’un sur l’autre du fait de leur masse. Elle dépend à la fois de leurs masses et de la distance qui les sépare.

Sur terre, par exemple, une force s’applique sur tous les objets, qui les pousse vers le centre de notre planète : c’est cette force qu’on appelle la gravité, ou pesanteur lorsqu’elle s’exerce à proximité d’une planète, qui fait tomber tout objet lâché vers le sol. Elle influence la plupart des phénomènes qui se produisent sur terre, tels que les réactions chimiques, les effets physiques et physiologiques.

La masse d’un corps ou d’un objet est la quantité de matière qu’il contient (atomes, molécules). Comme la composition d’un objet ne varie pas en fonction du lieu où il se trouve, la masse est donc constante : un homme placé à la surface de la Terre ou de la Lune a toujours la même masse. L’unité de masse est le kilogramme, mais que l’on utilise dans le langage courant pour désigner habituellement le poids, ce qui n’est pas la même chose et source de confusion.

Le Poids d’un corps ou d’un objet est la force qui résulte de l’action de la gravité sur sa masse par un astre. Comme la gravité n’est pas la même selon l’astre considéré le poids d’un corps varie donc selon l’endroit où on le mesure dans l’univers : un homme pèse 6 fois moins sur la Lune que sur Terre. L’unité de poids est le Newton, et non pas le kilogramme. Toutefois on ne peut ressentir directement son propre poids que si l’on est en contact avec le sol ou tout obstacle qui exerce une force de réaction opposée à lui.

L’impesanteur signifie la même chose qu’apesanteur. Ce mot a été inventé pour ne pas confondre « la pesanteur » avec « l’apesanteur », qui se prononcent à l’oral de la même façon. Les scientifiques emploient aussi le mot micropesanteur.

L’apesanteur, c’est l’état de chute libre dans le vide, ou la perte de sensation de la gravité, du fait qu’on n’est soumis qu’à cette force de gravitation et à aucune autre force. Sur le plan pratique, pour un humain, cette situation se produit quand il n’est plus en contact avec le sol ou un obstacle qui lui permette de ressentir son poids, et que la force de réaction de l’air est négligeable. Si par exemple un homme saute d’une table, il est pendant une fraction de seconde en apesanteur jusqu’à ce qu’il rencontre le sol. Sur le plan physique, l’apesanteur survient quand un corps est en « chute libre », c’est-à-dire soumis uniquement à la force de gravité, mais ne rencontrant aucune force de réaction qui puisse lui permettre de ressentir son poids. Il est important de se souvenir qu’en apesanteur, la gravité n’a pas disparu : elle est toujours présente, mais son effet (le poids), n’est plus ressenti. A l’altitude de la station spatiale internationale par exemple, la valeur de la gravité terrestre vaut encore 90% celle de la surface terrestre. Si les astronautes sont en apesanteur, ce n’est donc pas parce que la gravité a disparu. Ils sont en apesanteur parce que la station spatiale ainsi qu’eux mêmes sont en chute libre autour de la terre, uniquement soumis à la force de gravité (comme la station spatiale a une vitesse importante, elle ne tombe pas directement vers la Terre mais reste en orbite).

Le terme microgravité vient de l’anglais microgravity et signifie la même chose que micropesanteur. Il est paradoxal, puisqu’un objet qui n’est soumis qu’aux forces de gravitation est en microgravité… Il peut se justifier en affirmant avec Einstein qu’un observateur en chute libre ne peut pas savoir, à l’échelle locale, s’il est soumis uniquement à la force de gravitation ou si toutes les forces de gravitation ont disparu.

Sur le fuselage de l’Airbus de Novespace sont inscrites les lettres « Zero G », et souvent, dans le langage courant, on parle de « vol zero g », ou d’une parabole « 0 g », car c’est l’indication qu’on lit sur un accéléromètre. En effet, un accéléromètre ne mesure pas l’accélération gravitationnelle (il indique 0 en chute libre), mais l’accélération par rapport à un repère en chute libre. C’est pourquoi on lit « 1 g » lorsque l’accéléromètre est posé sur une table, alors qu’il est immobile.